ILS ONT EU DE L'ESPRIT !
L'écrivain Oscar Wilde...
Un auteur, déçu par l'accueil très réservé que l'on... réservait à ses oeuvres (mais l'accueil était peut-être à la hauteur du "talent" de l'individu), s'en plaignit un jour à Oscar Wilde :
"On a sûrement organisé contre moi une conspiration du silence ! Que puis-je faire !?
- ... Entrer dans la conspiration !"
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Mme de Sévigné...
La célèbre épistolière pouvait avoir la dent dure... Alors qu'on vantait devant elle l'esprit d'un homme... auquel elle-même ne portait pas beaucoup d'admiration, elle fit remarquer :
"Oh oui ! Il a certainement beaucoup d'esprit... puisqu'il en dépense si peu..."
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Talleyrand, encore et toujours...
Le "Diable boiteux" fit un jour convoquer un fournisseur militaire cossu... Mais on revint lui dire que ce dernier était parti "prendre les eaux". Talleyrand laissa alors tomber :
"... Il faut donc qu'il prenne toujours quelque chose..."
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Georges Feydeau...
Le célèbre vaudevilliste fut imité, copié, pillé, par des auteurs qui se servaient sans pudeur des gags scéniques et des bons mots figurant dans ses pièces... Celles-ci étaient une vraie mine pour les médiocres à court d'idées. Un jour, un de ces plagiaires - qui était aussi un flatteur : cela va souvent de pair - se confondit en compliments devant Feydeau :
" Maître, votre théâtre est pour nous tous, la jeune génération, un enseignement très précieux... Heu... Une véritable école de...
- ... une école, oui : une école des... Mines..."
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La comédienne et cantatrice Sophie Arnould...
Actrice de la Comédie-Française, Mlle Beaumenard reçut d'un de ses admirateurs, un fermier général, une somptueuse rivière de diamants, qu'elle ne manqua pas d'exhiber très largement... Comme une autre comédienne faisait remarquer que la rivière descendait très bas, au-delà du décolleté profond, Sophie Arnould s'exclama : "C'est qu'elle retourne à sa source !"
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Talleyrand...
Lors d'une partie de cartes entre nobles, à Vienne, Talleyrand avait été "rincé" par le comte de Palfy, qui lui avait gagné, en une soirée, une somme colossale, suffisante pour faire construire et meubler un château...
Par délicatesse, et non par ironie, le comte en fit les honneurs au "Diable boiteux", en lui demandant ce qu'il en pensait. Mi-figue mi-raisin, Talleyrand marmonna : "Pas mal... Pas mal, pour un château... de cartes !".
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L'acteur François Périer...
Alors jeune élève du Conservatoire national d'art dramatique, il se fait reprendre sarcastiquement par son professeur Louis Jouvet : "Si Molière voit comment tu interprètes Dom Juan, il doit se retourner dans sa tombe !".
Sans se démonter, l'apprenti comédien réplique du tac au tac : "Comme vous l'avez joué avant moi, ça le remettra en place !"
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L'épouse du maréchal de Boufflers...
Les combats, les amours, la bonne chère et la boisson ont tenu le maréchal de Boufflers très souvent loin du logis conjugal... Quand il décède, sa veuve ne semble pas des plus affligées, car, alors qu'on lui fait remarquer : "Le maréchal va sans doute beaucoup vous manquer", elle réplique : "Peut-être. Mais maintenant, au moins, je saurai où il passe ses nuits..."
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L'écrivain, auteur dramatique, Marcel Achard...
Peu confraternel à l'égard d'un "collègue", il l'exécute (à juste raison, peut-être) en répondant, à un ami qui lui demandait : "As-tu aimé sa pièce ?" : "Non, pas beaucoup. Il faut dire que je l'ai vue dans de mauvaises conditions : le rideau était levé...".
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L'homme d'Etat britannique Benjamin Disraeli...
William Gladstone et Benjamin Disraeli furent de farouches ennemis : ces deux hommes d'Etat furent sans cesse en concurrence pour le poste de Premier ministre du royaume. Leurs échanges verbaux étaient inspirés par la haine, et les propos constamment venimeux...
Un jour, Gladstone lança : "Vous, vous finirez pendu ou miné par une maladie vénérienne !".
Impavide, Disraeli répliqua : "Cela dépendra, cher ami, de qui j'aurai épousé : vos principes, ou votre maîtresse...".
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LES EPIGRAMMES, OU L'HUMOUR VACHE...
Textes satiriques dans lesquels pourraient certainement briller un humoriste tel que Didier Porte ou des chansonniers rompus à la pratique des bouts-rimés, les épigrammes se présentent généralement sous la forme de quatrains. Voltaire y a excellé, fustigeant, à tort ou à raison, nombre de ses contemporains... mais ses ennemis ne furent pas de reste !
Citons quelques petits chefs-d'oeuvre de l'auteur de "Candide" :
Contre Fréron
L'autre jour, au fond d'un vallon,
Un serpent piqua jean Fréron.
Que pensez-vous qu'il arriva ,
Ce fut le serpent qui creva.
Sur Le Franc de Pompignan
Savez-vous pourquoi Jérémie
A tant pleuré pendant sa vie ?
C'est qu'en prophète il prévoyait
Qu'un jour Le Franc le traduirait.
Sur le buste de l'abbé de saint-Pierre
N'a pas longtemps, de l'abbé de Saint-Pierre
On me montrait le buste tant parfait
Qu'onc ne sus voir si c'était chair ou pierre,
Tant le sculpteur l'avait pris trait pour trait.
Adonc restais perplexe et stupéfait,
Craignant en moi de tomber en méprise.
Puis dis soudain : "Ce n'est là que le portrait,
L'original dirait quelque bêtise..."
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BOURDES, LAPSUS, SOTTISES, PERLES, GAFFES et compagnie :
"J'ai ouï plusieurs fois déplorer l'aveuglement du conseil de François Ier, qui rebuta Christophe Colomb qui lui proposait les Indes" (Montesquieu, l'Esprit des lois" *)
... Pan sur le bec, m'sieur Montesquieu : quand François Ier monta sur le trône, Christophe Colomb était mort depuis plusieurs années !
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* Et non "l'esprit d'Eloi" !!!
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"Le boulevard des Invalides est totalement désert, l'avenue Duquesne davantage encore."
Cette belle ingénuité est due à un certain Elie Montclerc, dans l'OEil du tigre.
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"Je m'en vais mettre les fers au feu pour tirer les vers du nez de Mme Barbançon, afin de savoir ce qu'elle a dans le ventre." (belle formule d'Eugène Sue dans "l'Orgueil" !).
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"Pour enfanter des peuples neufs ou pour produire des idées nouvelles, ces hommes ne doivent-ils pas unir dans leurs puissantes têtes les mamelles de la femme à la force de Dieu ?" (forte image du dénommé Honoré de Balzac, dans "le Curé de Tours").
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"Pas un mot, dis-moi tout !", ordonne Fantômas à Fandor... Ce raccourci saisissant est dû à Marcel Allain, l'auteur de Fantômas, on l'aura deviné...
On sait à quels seins se vouer !
(extrait de "Du tac au tac - Piques ironiques, répliques cinglantes", de Jean-Pierre Colignon, édit. Albin Michel) :
Premier roi du calembour et autres jeux de mots, le marquis de Bièvre (1747-1789) ne voulut pas être en reste lorsqu'un convive, dans un dîner, porta un toast à la gloire des gentes dames :
- Je bois au beau sexe des deux hémisphères !
Le marquis enchaîna alors :
- ... Et, moi, je bois aux deux hémisphères du beau sexe !
(Le dénommé Jean-Luc Delarue marche un peu lourdement, avec un esprit de comique troupier, sur les traces du marquis, avec sa saillie sur les "globes" de Yamina Benguigui, lors de la remise des... Globes de cristal, en février 2009...)
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"Voleur à la sauce financière"
(extrait de "Du tac au tac - Piques ironiques, répliques cinglantes", de Jean-Pierre Colignon, édit. Albin Michel) :
Calonne fut contrôleur général des finances de 1783 à 1787. Ce noble tenta de réformer la gestion des fonds publics, mais l'opposition des notables entraîna sa disgrâce.
L'homme d'Etat se piquait de poésie, mais il paraît qu'il payait des "nègres"...
Un jour, ou plutôt une nuit, il fut saisi de panique, et s'écria :
- Au voleur ! Fermez les portes, il y a un voleur ici !
La domesticité, alertée, fouilla la maison avec soin. L'un des valets vint au rapport et, sans doute plus involontairement que par l'expression risquée d'une ironie mordante, annonça au maître de maison :
- Monsieur peut être rassuré, il n'y a que lui dans la chambre !
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Chez la voyante (qu'elle dit...)
"Dites donc ! Je vois dans le marc de café que votre mari va bientôt mourir de mort violente !!
- Oui, oui, d'accord... Mais, est-ce que je serai acquittée ?!"
Histoire de toubib...
Le médecin vient au chevet d'une malade... Dès que le mari ouvre la porte, le praticien s'exclame : "J'espère que ce n'est pas trop grave, car on l'entend râler depuis le palier !
- Oh ! ne vous inquiétez pas, docteur ! Si elle n'était pas malade, vous l'auriez entendue râler depuis le rez-de-chaussée !!"
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HIstoire de voyante (qu'elle dit)...
"Je vois que vous devrez faire très bientôt un voyage à Bordeaux !"
Sorti de chez la soi-disant extralucide, le gars qui vient de la consulter décide de laisser faire le destin, tout en le provoquant, toutefois, puisqu'il se précipite à la gare Montparnasse, sans prendre le temps de préparer une valise. Et, au guichet, il demande un billet pour Bordeaux, donc.
" C'est un aller simple, ou bien un aller-retour ?...
- Ben, je ne sais pas... Regardez vous-même !", répond le gars en présentant sa main gauche.
Examen...
Question de l'examinateur à l'étudiant : "Qu'est-ce qu'une fraude ?". Le candidat réfléchit longuement (on dirait l'inspecteur Derrick), puis finit par dire : " Une fraude, par exemple, c'est comme si vous me colliez à cet examen !
- ???????????????????!
- J'ai consulté le Code, monsieur. Selon la loi, est coupable de fraude quiconque profite de l'ignorance d'autrui pour lui faire du tort !"
C’est un neurone qui arrive par hasard dans un cerveau masculin. Tout est noir, vide, sans présence.
« Hou, hou », dit le neurone.
Ça résonne dans le vide, pas de réponse...
« Hou, hou ! », répète le neurone.
Tout d’un coup, arrive un autre neurone qui lui dit :
« Mais qu’est-ce que tu fais tout seul ici... On est tous en bas ! »
« Alors, Estelle, que fait ta maman ?
— Tout ce qu’elle veut.
— Et ton papa ?
— Lui aussi : tout ce qu’elle veut… »
C'EST L'ESPRIT QUI VOLE...
Un certain nombre de personnes ont la chance d'avoir le sens de la repartie, du trait d'esprit...
Ainsi... la comédienne Marguerite Moreno, qui, à un admirateur qui lui demandait : "Est-il vrai que seuls les maigres ont de l'esprit ?", répliqua : "Oui, mon gros !".
Ce qui n'était pas très gentil...
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Ainsi... l'acteur comique Félix Galipaux, qui fut un des comédiens les plus appréciés de son époque.
"C'est curieux, lui dit un jour Edmond de Goncourt, vous qui êtes si drôle à la ville êtes sinistre dans ma pièce !?
- C'est qu'à la ville... le texte est de moi !"
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Ainsi... Winston Churchill, face à la belle et spirituelle députée féministe britannique lady Astor (d'origine américaine) :
"Si j'étais votre épouse, je vous verserais du poison !
- Si j'étais votre mari, madame, je le boirais !"
(D'autres variantes de cet échange drolissime circulent, mettant éventuellement en scène d'autres protagonistes.)
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Ainsi... Alfred de Musset, à qui une dame des plus charmantes demandait de lire des vers qu'il avait composés :
"Je vous le demande en grâce !
- Madame, vous ne sauriez le demander autrement !", répliqua le galant poète. On le voit ici : l'esprit n'est pas forcément satirique...
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Ainsi... Disraeli, l'homme d'Etat britannique, qui avait pour adversaire-ennemi intime un autre grand homme d'Etat : Gladstone. Les deux hommes s'affrontèrent constamment, ne serait-ce que pour devenir Premier ministre...
Un jour, la reine Victoria demanda à Disraeli, à ce moment-là Premier ministre, justement :
"Monsieur Disraeli, quelle différence faites-vous entre un malheur et une catastrophe ?
- C'est très simple, Votre Majesté : Gladstone tombe dans la Tamise... c'est un malheur. On le repêche... c'est une catastrophe."
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Ainsi... Georges Feydeau, le fameux auteur de vaudevilles. Celui-ci interpelle un jour le maître d'hôtel du restaurant où il dîne :
"Vous savez qu'il manque une pince au homard que l'on m'a servi !!
- Monsieur, c'est probablement qu'il l'a perdue en se battant.
- Qu'à cela ne tienne : apportez-moi le vainqueur !"
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